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Silué Tegui présente sa direction des matériels didactiques et de l’alphabétisation

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A l’occasion du lancement de la Journée nationale de l’alphabétisation, édition 2023, et du lancement de la campagne d’alphabétisation et de l’éducation non formelle 2023-2024, l’hebdomadaire a interrogé M. Silué Tégui, directeur des matériels didactiques et de l’alphabétisation, l’un des 4 directeurs mis en mission par la ministre Mariatou Koné, en vue de savoir mieux sur sa direction. 

Présentez-nous votre Direction ?

Notre Direction est l’une des directions du secteur alphabétisation issue de la dernière décision de madame le ministre de faire d’une Direction quatre (4) directions. Et de ces 4 directions, je suis le directeur de la Direction Matériels didactiques de l’alphabétisation. Eh bien, notre Direction a pour rôle essentiel de s’occuper de tout ce qu’il y a comme matériels, manuels pour les apprenants, petits matériels pour les apprenants, conception, élaboration, production, et mise à la disposition de tout ce qu’il y a comme matériels dans les centres d’alphabétisation. Ça, c’est notre rôle principal. Nous avons un volet aussi langue. Nous devons nous occuper aussi des méthodes par lesquelles les langues peuvent s’introduire dans l’alphabétisation au niveau de la Côte d’Ivoire. Voilà nos missions ramassées succinctement.

Vous êtes à la tête de cette Direction. Alors, quelles sont vos priorités ?

Mes priorités, c’est de réussir ma mission. La mission que madame le ministre a bien voulu me confier. Je voudrais lui dire merci au passage, que Dieu lui rende aux centuples. Donc nos priorités, c’est de faire efficacement avec ma dynamique équipe tout le boulot que cela comporte. Et ce n’est pas une mince affaire. Parce que c’est un travail intellectuel, qui se fait avec des personnes, qui sont des personnes ressources, des personnes expérimentées. Et je pense qu’avec l’aide de tout le monde, comme je le disais tantôt, nous sommes sur le bon chemin. Qu’aucun centre d’alphabétisation, aucun apprenant ne manque de matériels.

C’est le souci premier. Mais, il faut dire que la collaboration est de mise avec les autres directions. Puisque c’est un tout. Il y a une Direction qui s’occupe de la formation, il y a une autre qui s’occupe des classes passerelles, il y a encore une autre qui s’occupe de la coordination. Et nous travaillons à pourvoir du matériel à toutes ces directions pour le bon fonctionnement du secteur Alphabétisation en Côte d’Ivoire.

Vous êtes dans le secteur de l’alphabétisation. Aujourd’hui, y-a-t-il combien de centres d’alphabétisation en Côte d’Ivoire ?

Combien de centres d’alphabétisation ? Au jour où nous parlons, nous allons ouvrir 26 centres d’alphabétisation étatique. La mission est prévue juste pour après demain à Boundiali. Il y a 10 classes passerelles qui seront aussi ouvertes immédiatement maintenant. C’est tout juste un début, des échantillons. Mais il faut dire qu’au niveau de la Côte d’Ivoire, au-delà des centres étatiques et des classes passerelles étatiques, il y a beaucoup d’ONG, il y a beaucoup de promoteurs, qui sont dans l’alphabétisation et le nombre ne peut pas être exhaustif au moment où je vous parle. Parce qu’il faut faire un recensement général, un inventaire sur l’échiquier national avant de vous donner des chiffres assez exacts. Sinon, il y a effectivement l’effectualisation sur le territoire national.

Si l’on vous demandait de parler de vos difficultés ?

Les difficultés, c’est vrai, il y en a beaucoup. Mais il faut dire qu’avec une toute nouvelle direction, vous avez quelques petites difficultés au départ. Des difficultés de nous loger en tant que direction, des difficultés de personnels qu’il fallait recruter sur le terrain, des difficultés d’incompréhension avec toutes les autres directions.  Des difficultés, il faut le dire, des moyens financiers. Là, c’est tout le monde qui a ces difficultés. Et je pense qu’au-delà de ça, il n y a pas de difficultés majeures que nous empêchent de travailler.

A l’occasion de cette célébration de la fête nationale de l’alphabétisation, en tant que directeur de l’une des directions concernées par ce secteur, quel message, avez-vous à lancer ?

Le message que nous voulons lancer, qui nous tient à cœur, c’est qu’il y a, je l’ai dit tantôt, beaucoup d’ONG qui sont sur le terrain qui travaillent avec des manuels qui ne sont pas agrées, des manuels qui ne sont homologués, et notre souci, c’est de lancer pratiquement un appel à toutes les structures qui œuvrent dans le cadre de l’alphabétisation, pour qu’elles viennent à la Direction des matériels didactiques d’alphabétisation pour se procurer les manuels qui sont homologués, validés par le Ministère de l’Education nationale. En tout cas, c’est la première préoccupation. Qu’on ne cherche pas à tricher parce que l’objectif ne sera pas atteint.

Il faut canaliser tous ceux qui veulent faire de l’alphabétisation. Parce que, je l’ai dit tantôt, il y a du matériel. On parle des planches pour le pré-alpha. Il faut qu’ils comprennent cela des planches au manuel, niveau 1, niveau 2. Et bien, lorsqu’on ne suit pas toutes ces étapes-là, avec nos méthodes, eh bien, on se perd et on n’a pas l’objectif qu’on recherche. Donc, mon souci, c’est de demander à ceux qui ont des centres d’alphabétisation, des classes passerelles ou autres centres communautaires de s’approcher de nos structures, de notre Direction qui est située au CNMS à Cocody, premier étage, pour se renseigner et avoir les manuels qui sont effectivement homologués pour que tout ce qui se donne comme enseignement.

Propos recueillis par Benoît Kadjo

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