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Rentrée scolaire 2026-2027 : les libraires ivoiriens planchent sur leurs difficultés

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L’Association des Libraires et Détaillants de Livres de Côte d’Ivoire (ALDLCI) s’est retrouvée le vendredi 21 août 2026 dans une librairie de la place à Cocody, à Abidjan, pour une rencontre importante de travail et d’informations. Et surtout, la conduite à tenir face à la nouvelle circulaire qui fait grincer les dents en cette veille de rentrée scolaire 2026-2027.

C’est dans une ambiance bon enfant que le président de l’ALDLCI, Coulibaly Boubacar et ses camarades se sont retrouvés dans la commune de Cocody le vendredi 21 août 2026 pour plancher sur la nouvelle année scolaire 2026-2027.

Le président de l’ALDLCI.

Le président de l’ALDLCI a, d’abord, tenu à remercier ses différents membres qui, en cette veille de rentrée scolaire,  ont accepté de participer à cette rencontre. « Je voudrais avant toute chose, remercier chacune et chacun d’entre vous pour sa présence, sa disponibilité et l’intérêt porté à notre association ainsi qu’à l’avenir de notre profession », a-t-il déclaré d’emblée.

Il a ajouté que cette rencontre se déroule dans un contexte particulièrement important pour les libraires de Côte d’Ivoire. Dans la mesure où, a-t-il poursuivi, la campagne scolaire 2026-2027 approche et plusieurs préoccupations nécessitent l’attention de tous. « Nous ne sommes pas réunis pour chercher des responsables à nos difficultés mais, pour chercher ensemble des solutions. En effet,  lorsque les libraires sont unis, organisés et structurés, leur voix est davantage portée et entendue », a-t-il indiqué.

En outre, il a fait cas de la circulaire du 13 août 2026 portant sur la liste des manuels scolaires et supports didactiques retenus pour l’année scolaire 2026-2027. Pour le président Boubacar, cette liste constitue l’essentiel de leur activité pour la prochaine campagne scolaire. Pour cela, ils se doivent de faire remonter auprès des autorités compétentes, les difficultés qui sont les leurs sur le terrain.

Ainsi donc, dira-t-il, leur responsabilité en tant que bureau est de faire en sorte que les textes soient compris, correctement appliqués et que les préoccupations légitimes des libraires soient également prises en compte. Et naturellement, l’une des conséquences de cette circulaire, concerne le retour des ouvrages non-inscrits au programme. Une question qui préoccupe fortement la famille des libraires.

« Nous devons rechercher une démarche équilibrée qui tienne compte à la fois des réalités commerciales des libraires et des contraintes des maisons d’édition », s’est-il prononcé, tout en appelant les libraires et les éditeurs à travailler ensemble afin de trouver des mécanismes susceptibles de limiter les pertes, faciliter les retours et préserver les relations professionnelles.

Aussi, le président de l’ALDLCI a déclaré qie la chaine du livre repose sur plusieurs acteurs et chacun est indispensable. « Nous avons intérêt à travailler dans un climat de confiance,  de respect et de responsabilité partagée. Notre objectif doit être de construire une relation gagnant-gagnant au bénéfice de toute la chaîne du livre », a recommandé le président Boubacar.

L’autre volet crucial de l’intervention du premier responsable des libraires a été le sujet relatif au lancement du processus de réorganisation de l’association. « Nous voulons engager une réflexion profonde sur une nouvelle organisation de l’ALDLCI avec une meilleure implication des délégués régionaux, départementaux, communaux, des points focaux et de l’ensemble des libraires », a-t-il informé.

Coulibaly Boubacar a émis le souhait de la tenue d’une Assemblée générale extraordinaire avant le 10 janvier 2027. Parce que soutient-il, la profession a besoin d’une Association forte, structurée et représentative de sorte que la Côte d’Ivoire ait une chaîne du livre dynamique, professionnelle et capable d’accompagner efficacement l’éducation de la jeunesse.

Des membres présents.

De son côté,  M. Tharandy Jean-Claude Kouassi, vice-président de l’ALDLCI  et par ailleurs directeur de la librairie SILOË qui recevait les membres de l’association dans la salle de conférence de ladite librairie, a tout de suite signifié qu’à travers l’ordre du jour, c’est l’ensemble de la faîtière qui est concernée. Ainsi, il a souhaité le traditionnel Akwaba de son institution et félicité en outre l’association pour le travail abattu sur le terrain.

Pour M. Tharandy leur métier est un métier noble mais aussi le parent pauvre de la famille. En d’autres termes, la corporation n’est pas bien vue dans l’opinion publique. Et le commun des mortels ne voit que le vendeur de livres. « A un moment donné, c’est en se mettant ensemble, qu’on constitue un pouvoir. Et vous le démontrez si bien que j’aurais souhaité que de notre côté aussi les choses se passent ainsi pour que les libraires du moins, les vendeurs de livres aient leur mot à dire dans cette chaîne du livre », a-t-il déclaré. Le vice-président de l’ALDLCI a vivement félicité le président et l’ensemble des membres.

Félix Yao

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