Côte d’Ivoire : Voici la longueur réglementaire des jupes des filles dans le secondaire
À l’approche de la rentrée scolaire 2026-2027 en Côte d’Ivoire, le Ministère de l’Éducation nationale, de l’alphabétisation et de l’Enseignement technique (MENEAT) a décidé de renforcer les règles du respect de la tenue réglementaire dans les établissements scolaires secondaire. La Direction des écoles, lycées et collèges (DELC) dans une circulaire a précisé la longueur des jupes que devront désormais porter les élèves filles.
Dans une circulaire datée du 26 août 2026 et adressée aux directeurs régionaux de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation, l’administration scolaire a indiqué les dispositions à appliquer au titre de la nouvelle année scolaire 2026-2027. Il est question du « respect de la longueur réglementaire des jupes des élèves filles. »
Dans ladite circulaire signée par Zamblé Bi Zamblé, inspecteur de l’Enseignement préscolaire et scolaire, il est indiqué à l’attention des parents d’élèves ou toute autre personne s’occupant d’une élèves fille dans le secondaire en Côte d’Ivoire que « la longueur des jupes portées par les élèves filles devra être fixée à onze (11) centimètres au-dessus de la cheville ».
Il s’agit pour le MENEAT, à travers cette disposition de concilier le respect de l’uniforme scolaire avec les exigences de « décence, de confort et d’aisance dans les déplacements et les activités scolaires. » La mesure devrait également permettre d’éviter le port de jupes excessivement longues, susceptibles de traîner au sol, de gêner les mouvements des élèves et de constituer un obstacle à leur mobilité.
Les responsables des établissements scolaires sont donc invités à veiller au strict respect de cette réglementation dès la rentrée 2026-2027. À travers cette décision, l’autorité éducative veut rappeler que la tenue scolaire participe aussi à la discipline, à l’égalité entre les apprenants et à la bonne organisation de la vie dans les établissements.
Toutefois, cette circulaire suscite déjà des interrogations. Plusieurs observateurs estiment que la question de la tenue vestimentaire en milieu scolaire devrait concerner aussi bien les filles que les garçons. Car au niveau des garçons, il faut aussi mettre de l’ordre. Dans la majorité des cas, certains élèves garçons portent parfois des pantalons et chemises tellement prêts du corps voire trop serrés et courts que l’on se demandent s’ils sont dans des écoles de mannequinat.
Aussi dans la même Côte d’Ivoire, pendant que l’on parle d’uniforme scolaire, au primaire comme au secondaire, des écoles primaires et secondaires privées se donnent le plaisir de créer leurs propres uniformes encore plus chers pour faire dépenser les pauvres parents. Comment peut-on qualifier cette attitude. Doit-on appeler cela de la démarcation ou de l’anarchie ? Que prévoit le MENAET contre ce genre de comportement ?
Avec cette nouvelle circulaire du MENAET, le débat sur le port de l’uniforme dans le primaire et le secondaire en Côte d’Ivoire semble relancer. Car l’on se souvient qu’au temps du président Laurent Gbagbo, il avait été suggéré que le port de la tenue scolaire en Côte d’Ivoire ne soit pas obligatoire. Pour éviter que cela ne soit un obstacle à la scolarisation d’un enfant dont les parents sont économiquement faibles.
Benoît Kadjo

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