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Justine Bargain (Présidente de l’Ong AIDA) : « Notre député-maire, Assalé Tiémoko a décidé de nous soutenir pour une école en dur à Nénékro-Konankro »

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Justine Bargain est la présidente de l’Ong Aide internationale aux démunis africains (AIDA) dont le siège est basé en Bretagne, en France. Créée il y a 4 ans, l’Ong AIDA intervient dans les domaines de l’Education, l’Agriculture, la Santé et l’Immigration. A la veille de la célébration de la 3e édition de la Noël des Coccinelles pour égayer 2000 enfants dans le village de Etikoun, dans la Sous-préfecture de Tiassalé, le 24 décembre 2025, la présidente Justine Bargain lève un coin du voile sur ce 3è rendez-vous avec les enfants. Elle fait également le bilan des activités ainsi que perspectives.   

 

L’ONG AIDA existe, il y a 4 ans déjà. Chaque année vous menez des activités. Nous sommes à la fin de l’année 2025. Quel bilan faites-vous de vos activités pour l’année 2025 ?

 

Disons que nous avons eu une très belle année hein ! Parce que nous avons mené plusieurs activités. Déjà au niveau de la France, nous avons fait plusieurs vides greniers. Nous avons fait des ventes de repas. Cette année, il y a eu une innovation au niveau de nos activités. Car nous avons organisé une séance de dégustation d’attiéké, mets ivoirien. Et nous avons récolté des fonds pour les enfants atteints de cancer. Donc ça a été une très bonne année. Si je dois parler de nos activités au niveau de la Côte d’Ivoire, je peux dire que concernant le domaine agricole, nous avons aidé les femmes à cultiver une dizaine d’hectares de manioc. A cause de la pluie qui a mis du temps à arriver, la récolte n’a pas été comme nous l’avons souhaité. Par contre dans certaines zones, les résultats ont été satisfaisants. Au regard de tout ça, on peut dire que l’année a été positive, quelque part. Parce que nous avons pu recueillir un peu de fonds pour pouvoir soutenir les femmes.

 

Cela est presque devenu une tradition. Chaque année, l’Ong AIDA que vous présidez, organise dans la Sous-préfecture de Tiassalé, une activité festive dénommée Noël des Coccinelles pour égayer des milers d’enfants dans des campagnes. Qu’en est-il pour cette fin d’année 2025 ?

 

Déjà, nous sommes à la 3e édition de la Noël des Coccinelles. Cette année ce sera une année particulière en ce sens que nous avons prévu organiser un arbre de Noël avec au moins 2000 enfants. Mais quand nous disons 2000 enfants, il faut savoir que c’est quand même 3000 personnes qui sont attendues. Parce qu’il aura la présence des adultes et sans oublier les femmes des différentes coopératives. C’est un événement qui va rassembler des personnalités venant d’ailleurs et des personnalités de la Côte d’Ivoire.

 

Qui sont ses personnalités qui ont été conviées à cet événement ?

 

Ce sont des personnalités étrangères que, AIDA a décidé de faire déplacer pour la Noël des Coccinelles 2025 dans la Sous-préfecture de Tiassalé. Il y aura des ambassadeurs. Je voudrais, à cette occasion, rendre hommage à l’ambassadeur Goprou Roland qui est en poste au Malawi mais pour la circonstance s’est déplacé pour soutenir l’Ong AIDA. Grand merci à lui pour son accompagnement, sa disponibilité, pour ses conseils et pour la cause des enfants. Il a également un ambassadeur qui nous viens du Libéria. Je profite également de l’occasion pour dire que nous avons invité les cadres de Tiassalé, le préfet et le sous-préfet, le député maire de de Tiassalé, Assalé Tiémoko Antoine, tout comme M. Alpha Sanogo qui a été également convié. En tout cas la liste est longue parce que l’Ong AIDA n’a que des amis qui portent les enfants à cœur et aussi qui sont disposés à soutenir les femmes en vue de leur autonomie financière.

 

Où et quand se déroulera cette 3è édition de la Noël des Coccinelles de AIDA ?

 

Les 2 dernières éditions se sont déroulées à Nénékro-Konankro. Cette édition aura lieu à Etikoun dans la même Sous-préfecture de Tiassalé. Elle est prévue le mercredi 24 décembre 2025.

 

L’un des projets phares de votre Ong pour Tiassalé est la construction d’écoles dans les villages pour les enfants qui parfois se déplacent sur de longues distances pour aller à l’école avec toute sorte de danger sur la route. Vous avez déjà débuté avec l’école de Nénékro-Konankro. Aujourd’hui comment va se projet ?

 

Le projet est toujours en cours. Je dirai même que nous ne sommes plus à l’étape de projet. Etant donné que des classes existent déjà, même si les bâtiments ne sont pas en brique. Nous avons déjà construit 4 classes. Et notre objectif, c’est de pouvoir construire l’école en dur. Aujourd’hui, nous avons une très bonne nouvelle. Elle vient de notre député-maire, Assalé Tiémoko qui a décidé de nous soutenir afin que nous ayons une école en dur. C’est une promesse que notre député-maire a faite. Et nous espérons que d’ici le début de l’année 2026, l’argent sera décaissé pour que notre école puisse être construit en dur. Nous profitons également de l’occasion pour lancer un appel à nos cadres de Tiassalé afin de nous soutenir pour la construction de cette école en dur et d’autres à l’avenir.

 

Aujourd’hui, quels sont vos véritables besoins pour que l’école puisse être achevée ?

 

Nous Avons besoin de matériaux. Je veux dire de tout ce qu’il faut pour construire une bonne école. Je voulais à cet effet, faire une précision. Construire des classes ou des écoles c’est bien. Mais permettre aux enfants d’avoir effectivement des connaissances c’est mieux. Je dis cela parce qu’il y a des efforts qui sont faits pour la construction des écoles mais, il y a encore des parents qui continuent d’envoyer leurs enfants au champ.

Et les classes restent souvent vides. Et donc nous souhaitons, que ce soit nous, ou d’autres personnes, construire des écoles, mais que ces écoles soient effectivement fréquentées par des enfants pour leur éducation. Tous, nous savons que l’éducation commence par l’école. Et l’Ong AIDA par ma voix insiste là-dessus pour dire que nous souhaitons construire des écoles pour que ces écoles soient occupées par les enfants surtout pour leur éducation, pour leur formation. Parce que nous voulons avoir des enfants bien formés aujourd’hui pour être demain, des piliers de notre nation. Et donc nous demandons aux parents d’arrêter d’envoyer les enfants au champ car la place des enfants c’est sur les bancs de l’école pour leur éducation.

 

C’est la fin de l’année 2025 et le début de l’année 2026. Quelles sont les perspectives de l’Ong AIDA pour l’année 2026 ?

 

Pour l’année 2026, en Bretagne, en France, dans la commune de Ploemer, où je suis, nous avons demandé des subventions qui sont en train de se mettre en place. Avec la dégustation d’attiéké, nous avons fait une campagne de participation par rapport à nos projets, dont le projet de construction d’une unité de transformation du manioc à Nénékro-Konankro pour les femmes de la FEFAB (Fédération des femmes agricultrices battantes). Les choses avancent bien. Cela veut dire que si tout se passe très bien, en début d’année 2026, nous allons pouvoir construire une petite unité de transformation de manioc pour les femmes et également leur offrir un tricycle ou des tricycles, cela dépendra de notre enveloppe. Je dirai que nous envisageons organiser une grande séance de dégustation d’attiéké dans la France profonde pour faire découvrir les merveilles de ce mets spécial ivoirien. Nous avons fait pour une première fois, nous avons vu qu’il y a eu du succès. Et effectivement, nous allons faire une autre édition pour recueillir des dons afin de soutenir nos agricultrices et continuer la construction d’école dans les villages.

 

Pour 2026, quelles seront les priorités d’AIDA ?

 

Les priorités sont multiples. Mais je peux déjà parler de l’éducation des enfants, la location de terre pour nos agricultrices afin de les rendent plus productrices. Car si nous avons les fonds, nous avons une unité de production et qu’on n’a pas de terres cultivables, ce sera un problème.  Souvent, la réalité est que les terres sont louées à d’autres personnes et les femmes sont oubliée et ne trouvent pas de terrain à louer. Je voudrais lancer un appel à nos frères et sœurs de la diaspora. Des fois, c’est important de venir poser des actions dans notre propre pays. Il faut qu’on soutienne les efforts qui sont en train d’être faits dans notre pays, dans nos différentes localités. Quand je parle de soutenir, c’est soutenir dans la construction d’école, soutenir les femmes agricultrices ou soutenir nos hôpitaux. Si nous apportons un peu, l’Etat apporter sa part et ensemble, nous pourrons faire de grandes choses. Donc aujourd’hui, mon cri du cœur, c’est que ceux qui sont dans la diaspora pensent à leurs villages aussi. N’attendons pas que les autres fassent pour nous. C’est chez nous, il faut que nous venions poser des actions chez nous avant que les autres ne le fassent pour nous aussi.

Quels messages lancez-vous également aux autorités, à vos partenaires, aux bénéficiaires de la Noël des Coccinelles 2025 etc. ?

Voilà que nous sommes à la 3è édition de la Noël des Coccinelles. Alors s’il y a des personnes de bonne volonté qui souhaitent nous soutenir, afin que nous puissions réussir cette belle fête des enfants, cela sera parfait pour nous. Parce qu’AIDA dans ses actions apporte toujours quelque. Mais ce que nous voudrons souligner, c’est que cela se passe chez nous donc nous avons besoin du soutien des uns et des autres au niveau local aussi.

Donc s’il y a des personnes qui souhaitent nous apporter des sachets d’eau, nous avons besoin encore de 1500 pains, une soixantaine de cartons d’œuf, des bidons d’huile etc. Ce soutien est important parce que nous avons des invités qui viennent de l’étranger. Il faut bien les recevoir etc. Et certains viennent pour la première fois en Côte d’Ivoire et dans notre village. Il est très important de bien les recevoir.

Je voudrais dire merci au chef d’Etikoun et aux populations dudit village. Parce que, lorsque nous avons décidé d’organiser cette 3è édition chez eux, ils ont décidé de soutenir l’Ong AIDA, à commencer par le chef en nous offrant de l’eau, des chaises, des bâches. Et nous souhaitons que chaque village dans lequel nous irons poser des actions ait les mêmes engouements et nous accompagne. Je profite de l’occasion pour rendre hommage à tous nos partenaires qui depuis le début nous accompagnent et continuent d’être à nos côtés.

Il s’agit entre autres du journal L’Ecole, ledemocrateplus.com, Fraternité Matin, AIP, la commune de Tiassalé, l’ambassadeur Roland Goprou, le préfet et le sous-préfet, la Maison Chancerelle en Bretagne, le maire de Plomeur, un maire exceptionnel. Car il nous aide souvent à vendre nos repas, c’est du jamais vu, les journaux Télégramme, Ouest France et tous les bénévoles de AIDA qui nous donnent de leur temps pour la réussite des activités de notre Ong et les femmes de la FEFAB, tous les cadres, les chefs du village, les populations qui se mettent à notre disposition pour l’avancée des œuvres de AIDA.

En tout cas merci à tous. Je profite de l’occasion pour dire que, AIDA France, AIDA Dakar et AIDA Côte d’Ivoire vont se retrouver pour faire des dons aux enfants malades de cancer au niveau du CHU de Treichville et à l’Hôpital Mère-Enfant de Bingerville. Mes remerciements vont également à l’endroit de nos hôteliers partenaires.

Réalisée par Benoît Kadjo

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