Le président de la Coordination nationale des directeurs d’écoles de Côte d’Ivoire (CNDEC), Etienne N’Guessan fait partie de ceux qui ne semblent pas digérer de sitôt le départ de l’ex-ministre de l’Education nationale et de l’alphabétisation, Prof Mariatou Koné de la tête dudit ministère. Dans une interview accordée à l’hebdomadaire l’Ecole, il a donné les raisons qui justifient sa position.
Etienne N’Guessan, président de la CNDECI, fait partie des fervents admirateurs de l’ex-ministre du MENA, Mariatou Koné et du travail qu’elle a abattu à la tête de ce ministère. A la question de savoir comment, en tant que directeur d’école et président de la CNDECI, il a accueilli l’arrivée du nouveau ministre N’Guessan Koffi à la tête de leur ministère de tutelle et le départ de la ministre Mariatou Koné, le président Etienne N’Guessan n’a pas hésité à faire connaître sa réponse.
« Nous obéissons à tous égards à ce que la hiérarchie prend comme décision. Et donc, nous avons reçu la nouvelle avec beaucoup d’enthousiasme, c’est vrai, mais également avec beaucoup d’interrogations. Parce que madame le ministre Mariatou Koné a été à la tête de ce ministère qui s’appelait Ministère de l’Education nationale et de l’alphabétisation (MENA). Et ensemble, elle a travaillé avec toute la communauté éducative sur beaucoup de projets. Elle a travaillé également à beaucoup d’innovations. Je veux déjà citer les Etats généraux de l’Education nationale et de l’alphabétisation (EGENA) qu’elle a initié et dont les conclusions sont en train d’être mises en œuvre », fait-il remarquer.
Aussi poursuit-il : « il aurait été souhaitable pour nous que madame le ministre puisse boucler jusqu’en 2030 les résolutions des EGENA pour l’Ecole ivoirienne qui tout de même a pris de nouveaux sentiers que nous voyons tous, dans le sens de revenir à ce qu’on pourrait appeler l’école d’origine. » N’a-t-il pas manqué de souligner. Pour le président de la CNDECI, qui s’est encore lâché, « avec Mariatou, l’on est revenu depuis quelque temps à l’école de qualité, l’école que nous avons faite nous autres quand nous étions à l’école primaire, dans les Lycées et collèges. Nous avons connu une école qui aujourd’hui est très loin de nous. »
C’est pourquoi, il a estimé que « revenir à cette école de qualité avec les décisions que madame le ministre a dû prendre notamment faire revenir la dictée qu’on a connu, ce sont des décisions assez courageuses. Et pour nous c’était vraiment intéressant de pouvoir aller dans ce sens-là jusqu’en 2030 pour finaliser toutes les résolutions, les conclusions des EGENA. »
Aussi, le président de la CNDECI est tombé sous le charme de la ministre pour une autre raison, qu’il a trouvé fondamentale. « Au risque de me répéter, madame le ministre à qui nous rendons hommage, au passage, pour avoir été le premier ministre de l’Education nationale à recevoir les directeurs d’école. » Pour lui, c’est un acte historique que les directeurs d’écoles et la CNDECI n’oublieront pas si vite.
« En tout cas, nous voudrions exprimer, avec l’occasion que vous nous donnez, notre gratitude et notre reconnaissance infinies à madame le ministre Prof Mariatou Koné de nous avoir reçu de façon historique le 27 novembre 2025 », explique-t-il. Il a également relevé plusieurs autres raisons dans l’interview qui sont des preuves que « l’Ecole se porte mieux, l’Ecole est en train de faire des progrès, l’Ecole est en train d’aller dans le sens de la qualité recherchée et des performances recherchées. »
Et donc « c’est à mettre à l’actif de madame le ministre », précise-t-il.
Benoît Kadjo
NB: Interview à lire dans l’hebdomadaire L’Ecole n°196 à télécharger sur la plateforme : www.pressecotedivoire.ci dans la rubrique Titrologie.